Une année plus tard, et alors que tout le monde, du sommet à la base de la pyramide des autorités, clame son attachement à la garantie de toutes les libertés fondamentales, le citoyen passe d’une désillusion à l’autre quant au respect de ces libertés. Car, en fait, aucun parti, encore moins le gouvernement n’a aujourd’hui déclaré clairement et sans équivoque une politique ou un programme visant à traduire en pratique cette « volonté inébranlable » de garantir une information libre et responsable, de lever tout assujettissement de la presse, de protéger le journaliste dans l’exercice de sa fonction.
A l’évidence, ce qui s’est passé lors des semaines écoulés montre des signes inquiétants une volonté affichée de poursuivre, peu ou prou, une politique de communication et d’information de bien triste mémoire. Les nominations des premiers responsables à la tête des medias publics « souverains », si l’on ose dire, les attaques récurrentes perpétrées contre des journalistes toujours en mission sont des signes préoccupants et alarmants qui doivent nous interpeler sur le fond de pensée des gouvernants. Plus grave encore est la présence sur les lieux de rassemblement de forces contre-manifestantes qui, invariablement, ont pour cibles de prédilection les intellectuels parmi lesquels figurent toujours des journalistes. Quelle est selon vous la position de ceux-là mêmes qui ont à charge de protéger les manifestants de quelque bord qu’ils soient ? Une dénonciation du bout des lèvres et un appel au dialogue. Avec qui, au fait ? Avec des gens peu disposées à tenir sinon le langage des insultes, de l’invective, de l’imprécation pour ensuite passer aux voies de faits ?
Revenons en arrière et souvenons-nous que les chevaliers de la plume n’ont jamais demandé qu’une chose : travailler dans une totale indépendance, en leur âme et conscience, précisément sans tutelle, sans allégeance, sans inféodation à quelque autorité que ce soit. Rappelons-nous ce qui s’était passé lorsque l’ex-président a réuni les directeurs de journaux et qu’il les a mis « face à leurs responsabilités informationnelles, les sujets tabous n’existant pratiquement pas, leur assurait-il » Ces derniers, quoique assujettis et sous influence, ont compris le message et n’ont point levé le petit doigt. Pourquoi ? Parce que rien au niveau juridique ne pouvait les protéger des tutélaires sinon un code de la presse qui régirait leur domaine d’activité et, par conséquent, leurs droits et devoirs. Rien n’a été fait en ce sens, Bien au contraire, l’étau n’a jamais fait que se serrer autour des organes d’information, même les plus inféodés d’entre eux. Et les journalistes ne se sont jamais résignés à leur sort, eux qui n’ont pas cessé, en payant le prix fort, de tenter de briser les chaînes de la honte et de se rebiffer contre l’attitude inique des gouvernants.
Mais, bien des mois après que le peuple tunisien a retrouvé des raisons d’espérer et de prétendre au journalisme qu’il est en droit de revendiquer, qu’est-ce qui a changé ? Des menaces verbales et mesures coercitives d’antan, l’on est passé à la violence dans toute sa hideur, aux expéditions punitives, aux mises à l’index. Pour la simple raison que tel journaliste ose critiquer l’action du gouvernement ou d’un parti! Ou ose soulever des questions gênantes ! Ou dénonce tel dérapage !...Nous pensions vraiment que de sujets tabous il ne peut plus y en avoir dans la Tunisie postrévolutionnaire. L’on cherche apparemment à nous rappeler le contraire.
Mais les journalistes, aujourd’hui protégés par leurs organismes syndicaux et par une législation de fait ne se laisseront plus faire. Sans peur et sans reproche, les chevaliers de la plume, toutes catégories confondues, continueront à lutter pour que soit consacrée cette liberté d’écrire, de penser, de s’exprimer.
Et une liberté est toujours par essence chèrement acquise.
A l’évidence, ce qui s’est passé lors des semaines écoulés montre des signes inquiétants une volonté affichée de poursuivre, peu ou prou, une politique de communication et d’information de bien triste mémoire. Les nominations des premiers responsables à la tête des medias publics « souverains », si l’on ose dire, les attaques récurrentes perpétrées contre des journalistes toujours en mission sont des signes préoccupants et alarmants qui doivent nous interpeler sur le fond de pensée des gouvernants. Plus grave encore est la présence sur les lieux de rassemblement de forces contre-manifestantes qui, invariablement, ont pour cibles de prédilection les intellectuels parmi lesquels figurent toujours des journalistes. Quelle est selon vous la position de ceux-là mêmes qui ont à charge de protéger les manifestants de quelque bord qu’ils soient ? Une dénonciation du bout des lèvres et un appel au dialogue. Avec qui, au fait ? Avec des gens peu disposées à tenir sinon le langage des insultes, de l’invective, de l’imprécation pour ensuite passer aux voies de faits ?
Revenons en arrière et souvenons-nous que les chevaliers de la plume n’ont jamais demandé qu’une chose : travailler dans une totale indépendance, en leur âme et conscience, précisément sans tutelle, sans allégeance, sans inféodation à quelque autorité que ce soit. Rappelons-nous ce qui s’était passé lorsque l’ex-président a réuni les directeurs de journaux et qu’il les a mis « face à leurs responsabilités informationnelles, les sujets tabous n’existant pratiquement pas, leur assurait-il » Ces derniers, quoique assujettis et sous influence, ont compris le message et n’ont point levé le petit doigt. Pourquoi ? Parce que rien au niveau juridique ne pouvait les protéger des tutélaires sinon un code de la presse qui régirait leur domaine d’activité et, par conséquent, leurs droits et devoirs. Rien n’a été fait en ce sens, Bien au contraire, l’étau n’a jamais fait que se serrer autour des organes d’information, même les plus inféodés d’entre eux. Et les journalistes ne se sont jamais résignés à leur sort, eux qui n’ont pas cessé, en payant le prix fort, de tenter de briser les chaînes de la honte et de se rebiffer contre l’attitude inique des gouvernants.
Mais, bien des mois après que le peuple tunisien a retrouvé des raisons d’espérer et de prétendre au journalisme qu’il est en droit de revendiquer, qu’est-ce qui a changé ? Des menaces verbales et mesures coercitives d’antan, l’on est passé à la violence dans toute sa hideur, aux expéditions punitives, aux mises à l’index. Pour la simple raison que tel journaliste ose critiquer l’action du gouvernement ou d’un parti! Ou ose soulever des questions gênantes ! Ou dénonce tel dérapage !...Nous pensions vraiment que de sujets tabous il ne peut plus y en avoir dans la Tunisie postrévolutionnaire. L’on cherche apparemment à nous rappeler le contraire.
Mais les journalistes, aujourd’hui protégés par leurs organismes syndicaux et par une législation de fait ne se laisseront plus faire. Sans peur et sans reproche, les chevaliers de la plume, toutes catégories confondues, continueront à lutter pour que soit consacrée cette liberté d’écrire, de penser, de s’exprimer.
Et une liberté est toujours par essence chèrement acquise.
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